Le Pérou en backpack : l’arrivée à Cusco

Qu’est ce que je veux faire plus tard ? Élever des lamas au Pérou !

C’est ce qu’on répondait avec un ami à tous nos professeurs du lycée. C’était devenu presque une passion de parler des camélidés, on était pas mal renseigné, on avait appris à les dessiner… Et un grand poster de lama ornait même ma salle de cours en prépa.

Tout ça pour dire que le jour où j’ai vu des billets pour le Pérou à prix cassés, j’avais très envie de les prendre. La promotion d’Air Canada était pour la fin d’année scolaire entre mars et juin. Aussitôt je regarde mon calendrier, j’ai une semaine de vacances, c’est trop juste… Mais bon la semaine d’avant c’est le début du trimestre, les premiers cours ça sert jamais à rien. Je réserve ! Du 28 avril au 13 mai, Montréal-Lima, pour 358€ !

Je propose à quelques amis de venir avec moi, mais les prix depuis la France sont vraiment chers : j’arrive pas à les motiver. J’en parle autour de moi à la fac et Clément, que j’ai rencontré sur les terrains de badminton à Chicoutimi me dit qu’il est partant. Super, j’ai trouvé mon travelmate! On est tous les deux d’accord, on veut voyager pour pas cher, et prévoir le moins possible.

On réserve tout de même à l’avance notre vol vers Cusco et notre billet pour le Machu Picchu. Lorsqu’on visite le site on peut choisir en plus de monter sur l’une des deux montagnes qui surplombent les ruines, la Montaña ou le Wayna Picchu. En lisant les guides, on penche plutôt vers le Wayna, plus exigeant physiquement mais moins fréquenté et offrant une vue alternative.

Le jour du départ, le 28 avril c’est déjà un peu bronzé que je retrouve Clément à l’aéroport, je viens d’arriver du Mexique. On est super contents, ça fait longtemps qu’on en parle de ce voyage. Loïc et Benjamin, deux bons amis de Clément sont également là, ils se font deux semaines au Pérou aussi. Au moment d’embarquer, on se fait renifler un par un par les chiens des douanes; si à l’aller ils sont déjà là, au retour qu’est ce que ça sera !

Juste après le décollage on nous apprend que le système de divertissement à bord ne fonctionne pas. Sur un vol de 8 heures on trouve pas ça super drôle, à peine des excuses et pas de dédommagement, mauvais point pour Air Canada rouge. Heureusement ma voisine est très sympa, Shauna vient d’Ontario, elle va donner des cours d’anglais à Lima en volontariat pendant 2 semaines. Elle se garde une semaine après sa mission pour visiter un peu le pays du coup on compare nos itinéraires et nos attentes. On essayera de se voir le 12 mai, avant mon retour.

On atterrit à Lima vers minuit, notre vol pour Cusco part à 5h30. On essaye de trouver un endroit pour dormir dans l’aéroport, mais tous les bons spots sont pris. On finit par s’installer sur une table au macdo. Juste avant d’embarquer, on rencontre 3 jeunes femmes françaises dont une connait bien Cusco, elle nous conseille une auberge de jeunesse. On arrive à destination une petite heure plus tard, on cherche deux autres touristes pour partager un taxi. On tombe sur Gary et Tiphaine, deux savoyards, qui ont prévu de prendre le colectivo. A peine sorti de l’aéroport un petit van nous attend; pour 0,80 soles (environ 20 centimes) il nous emmène à la Plaza de Armas. Au Pérou, toutes les villes ont une place des armes, au centre. Nos amis n’ont pas d’auberge non plus, on les emmène avec nous vers celle conseillée plus tôt, Loki hostel. Je la trouve un peu chère, mais le staff est sympa, les locaux plutôt authentiques et il y a une bonne ambiance. De toute façon nous on reste qu’une nuit.

Depuis qu’on est sorti de l’avion, la fatigue et l’altitude nous ont pas mal assommé, on déjeune rapidement avec Didier, un allemand et on va faire la sieste. Cusco est à 3400m au dessus du niveau de la mer tout de même! On croise ensuite un alpaga tout mignon, on ne résiste pas à l’envie de prendre la photo, 5 soles le cliché.

On se balade dans la ville, qui est vraiment jolie, et on assiste à un défilé d’étudiants, tous en uniforme et en rang. On achète de quoi se faire des sandwichs pour le lendemain : on doit prendre la route vers Aguas Calientes. Pour aller au Machu Picchu, la façon la plus mise en avant est de prendre le train, c’est le plus court, le plus beau et le plus cher (60$ l’aller-simple !). En lisant des blogs, on découvre qu’il y a une autre façon, beaucoup plus économique. Il faut se rendre par la route jusqu’à une centrale hydro-électrique à 5h de Cusco puis marcher pendant 3 heures le long de la voie de chemin de fer pour arriver à Aguas Calientes. C’est ce qu’on décide de faire. Pendant le dîner, on interroge un couple de français qui mange pas loin, d’après eux, chaque matin vers 7h il y a des bus directs vers cette centrale, qui partent du terminus principal. On va se coucher tôt, chacun avec une aspirine, on se sent pas très bien.

 

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