Le Pérou en backpack : mission Machu Picchu

30 avril 2018, 6h30 : on part de notre auberge, direction un terminal de bus à 30 minutes. Personne n’a entendu parler du bus direct vers la centrale électrique, je préfère faire confiance aux articles que j’ai lu. On veut plutôt prendre un bus pour Santa Maria, puis prendre un colectivo vers la centrale. Avant même d’arriver au terminal, un chauffeur de taxi nous propose de nous y emmener pour 30 soles. C’est beaucoup plus court nous dit-il, et on pourra s’arrêter prendre des photos sur la route. On est arrivé la veille au Pérou, on ne sait pas encore exactement comment tout fonctionne, on est pas mal méfiants. Je parle à un des passagers qui est déjà installé, tout à l’air conforme. Rapidement une 4ème personne arrive, on se met en route.

Les paysages sont magnifiques, on fait une pause café et une pause photo. Dans la voiture, on se parle tous, beaucoup plus agréable que dans un bus! Manifestement ils sont pas contents de leurs dirigeants, 100% des péruviens nous dirons ça pendant notre voyage.

On arrive à Santa Maria, un tout petit village, 4h plus tard. On achète un sac de feuilles de coca, pour faire comme les locaux. Au bout d’une petite heure, notre colectivo vers Santa Teresa se met en route, avec une personne dans le coffre et de la soupe chaude sur les genoux du conducteur. On livre le repas à des ouvriers sur le chemin. La route est assez étroite, sur la gauche, c’est le vide; mais le conducteur connait la route comme sa poche, il klaxonne avant chaque virage; on a pas peur.

A Santa Teresa, après avoir mangé nos sandwitchs, on essaye de trouver les sources d’eaux chaudes de Cocalmayo dont on nous a parlé plus tôt. On finit par tomber dessus après une marche de 45 minutes, c’est vraiment au milieu de rien. Pour 10 soles (2 fois moins pour les locaux), on peut profiter des 5 piscines aux températures différentes. On a l’impression d’être les seuls backpackers, on se demande comment les autres sont arrivés là.

De retour dans le village, le chauffeur du colectivo essaye de nous convaincre que plus personne ne va à la centrale puisque le dernier train est déjà passé, et qu’il faut donc payer toutes les places de sa voiture. On ne cède pas, et 5 minutes après deux péruviens, Carlos et Persi, arrivent. Ils travaillent à Aguas, et décident de ne pas prendre le train pour nous accompagner à pied. Le train c’est 30$ pour les touristes et 5 soles pour les péruviens depuis ici! On longe les rails, par moment il faut marcher dessus, mais c’est pas du tout dangereux.

On passe un super moment avec nos deux amis, jusqu’à ce que la nuit commence à tomber. Et là c’est beaucoup moins drôle, il fait nuit noire, et on a qu’une seule lampe frontale pour 4. On est content d’être avec eux. On arrive au bout de 2h30 en ville, et on dîne avec eux dans un restaurant où l’un des deux travaille.

On achète ensuite du raisin pour le lendemain, et on va boire une bière. On rencontre Aye et son cousin Romano, qui sont argentins. Ils nous racontent leur expérience au Machu Picchu, on se dit qu’on se reverra à Cusco. Je vais me coucher à 2h.

1er mai 2018, 4h : réveil, on petit-déjeune et on retrouve Nathan, un belge rencontré à Cusco, sur le chemin. A 5h les portes s’ouvrent, et on monte tous en file indienne avec nos frontales les 1700 marches vers le Machu. Au début ça avance pas, mais petit à petit les gens font des pauses. J’impose le rythme à mes amis, on veut être là-haut les premiers ! Résultat, on arrive en haut vers 5h50, en sueur, et on est pas du tout les premiers ! Beaucoup de ceux qui sont là sont venus en bus, ça se voit à la façon dont ils sont habillés, ils sont en tenue de ville.

Une fois à l’intérieur, on en profite pour prendre quelques photos avant que les touristes n’inondent le site, c’est un peu nuageux mais il y a des lamas !

A 7h on se présente à l’entrée du Wayna Picchu, on arrive au sommet les premiers cette fois-ci. Le chemin est plus technique, il est très pentu, il faut quelques fois y aller à 4 pattes. En haut, on est récompensé, la vue est sensationnelle.

On redescend puis on visite le site archéologique, mais sans guide, c’est compliqué de comprendre ce qu’on voit, donc on essaye d’écouter les différents groupes. Si c’était à refaire, je prendrais un guide. On suit à un moment des panneaux qui indiquent la Puerta del Sol, ça doit valoir le coup avec un nom comme ça. Franchement bof, c’était vraiment loin, une bonne heure de faux plat depuis le site principal, tout ça pour arriver sur des ruines qui ressemblent à 2 gouttes d’eau à celles d’en bas. Et puis du coup c’est occupé par tous les visiteurs exténués par la montée…

Je ne sais pas pourquoi mais on avait imaginé que 2 litres d’eau pour 2 ça serait suffisant pour toute cette journée. Ça l’était vraiment pas, on décide de partir vers 11h30. Sur le chemin du retour, on s’arrête au niveau d’une source d’eau, et on boit en utilisant ma paille magique qui purifie l’eau. On s’offre un bon déjeuner en ville et puis on fait le sieste. On a marché 28km avec plus de 1200m de dénivelé positif, on est fatigués.

Dans la soirée on visite, on fait le marché, on s’achète chacun un pull en alpaga et quelques autres souvenirs. La ville est pas très intéressante, il y a que des touristes qui restent 1 ou 2 jours, et tout est très cher.

Le Machu Picchu on a beaucoup aimé mais pas seulement à cause du site archéologique. On a apprécié la marche nocturne assez mystique dans la matinée, la randonnée jusqu’au sommet du Wayna Picchu. Si j’avais pris le train jusqu’à Aguas, puis le bus jusqu’en haut et que j’étais resté dans les ruines, je pense que j’aurai été déçu. Là c’était une aventure, on a ce sentiment d’avoir mérité la vue.

2 mai 2018, 6h30 : départ de l’auberge, on part tôt pour avoir le temps de rentrer à Cusco tout en s’arrêtant en chemin. On reprend le chemin le long des rails jusqu’à la centrale. Arrivés là-bas, des colectivos nous attendent, mais si on veut partir tout de suite il faut payer les 4 places. Au bout de 20 minutes toujours personne, on propose au chauffeur de nous emmener à Santa Maria pour 20 soles par personne (au lieu de 15 soles) à condition de partir tout de suite. A Santa Teresa, il nous dépose en nous expliquant que c’est pas rentable. On a de la chance un autre van nous permet de finir le trajet. A Santa Maria miracle, un colectivo attend 2 passagers direction Cusco !

On descend à Maras, un petit village à 1h de Cusco qui abrite des salines. Dans le centre ville on mange un menu complet pour 5 soles (1€25), le moins cher de notre voyage. Les bassins de sel sont à une petite heure de marche, la vue en chemin est très plaisante, presque plus finalement que les salines. Ça reste une balade agréable, on peut se promener au milieu des piscines.

On rejoint la route principale, avec l’idée de faire du stop. Mais on tombe sur deux touristes qui ont arrêté un colectivo; on monte dedans. A Cusco notre mission c’est de réserver le trek vers les rainbow mountains pour le lendemain. On sait déjà combien il faut payer, ça aide ! La première agence testée nous accorde notre tarif (70 soles). Avec Aye et Romano, les argentins, on va dîner tous les 4, puis on va boire quelques verres à notre auberge. Je me couche à 2h10; 50 minutes après, on doit se lever…

L’aller-retour depuis Cusco jusqu’au Machu Picchu nous a coûté 24€, bien plus économique et intéressant qu’en prenant le train.

 

Lire la suite : rainbow mountains et cheval

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