Le Pérou en backpack : rainbow mountains et cheval

3 mai 2018, 3h : on se réveille après une très courte nuit, checkout de l’auberge et on attend dans la rue qu’un van vienne nous récupérer. Il a 30 minutes de retard, mais on s’y attendait, c’est souvent comme ça il parait. Le guide me demande si j’ai des pantalons longs en plus des shorts que je porte. Non! Il me dit en souriant qu’il va faire froid. A 7h, on arrive dans une grande salle où 8 grandes tables sont préparées, et on petit déjeune. Du pain qui a durcit, de la confiture et du thé de coca. On repart et enfin à 8h40 on est à l’entrée du chemin qui mène en haut de la « montagne aux 7 couleurs ».

Pendant qu’on était à table on a été briefé. On est pas mal en altitude (début à 4300m, sommet à 5100m), le guide nous conseille de marcher lentement jusqu’en haut sans jamais s’arrêter. En cas d’urgence, il est derrière avec de l’oxygène. Il nous laisse 4h20 pour monter, profiter du paysage et redescendre.

Si on se sent pas bien, on peut louer un cheval pour la montée pour 25€. Sur le chemin, qui est très fréquenté, chaque kilomètre à peu près il y a des petits stands qui vendent ce qu’on trouverait dans n’importe quel distributeur à Paris : Kit-Kat, Powerade et aussi de l’Inka Cola, la boisson nationale (une sorte de Mountain Dew, mais moins cancérigène).

On arrive en haut au bout d’1h40, on a marché lentement mais sans pause. Les paysages depuis le début de la rando étaient déjà super sympas, un grand glacier sur la droite, des montagnes rouges en face et des élevages de lamas et d’alpagas de chaque côté. Mais quand on rejoint le sommet, vraiment bonne surprise, l’arc-en-ciel est là, pas besoin de filtre!

Au sommet, en sueur, le vent souffle fort et on a très vite froid. De toute façon c’est blindé de touristes, c’est pas l’endroit idéal pour se reposer. L’altitude commence à se faire sentir également, on s’installe quelques centaines de mètres plus bas pour se reposer, manger un peu et profiter de la vue. En se retournant on voit la foule de touristes; il y a 10 ans, il y en avait 5 par jour.

On finit la descente avec un petit rythme, Clément a un gros mal de tête. De retour dans le bus, le guide nous fait chacun respirer une concoction infecte pour provoquer une réaction, ouf, l’altitude ne nous a pas totalement démolis. On retourne au même endroit qu’au matin pour déjeuner, cette fois c’est beaucoup mieux, il y a de la soupe et un buffet bien garni. On s’arrête prendre quelques photos des 4 lacs sur le chemin du retour, d’où proviennent les poissons qu’on mange à Cusco.

Après un rapide macdo avec nos amis argentins, on va dormir ! La fatigue s’est accumulée, j’ai dormi 25 heures sur les 6 derniers jours, donc demain pas de réveil !

4 mai 2018, 11h30 : bien reposés, on petit-déjeune en ville en attendant qu’Aye nous rejoigne. On va aller visiter plusieurs ruines qui sont à 2 kilomètres de là. En chemin, un péruvien nous interpelle. Il nous propose qu’au lieu de payer un droit d’entrée pour les ruines qui va au gouvernement, de les payer eux pour aider la communauté. Il nous promet une rando à cheval de 2 heures autour des ruines, pour 30% moins cher.

Ça fait bien longtemps que je veux faire du cheval, j’en ai jamais fait et ça me tente beaucoup. Il y a quelques années j’avais notamment vu un voyage itinérant à travers la Mongolie qui m’attirait, mais il fallait savoir monter… Il nous emmène en voiture à l’écurie. Mes deux amis ont fait de l’équitation, ils m’expliquent comment ça fonctionne, au début je suis pas très rassuré, on marche sur des pierres, on trotte sans casque et on traverse une route.

On passe vraiment un super moment, on fait quelques arrêts pour visiter des ruines, pour caresser des alpagas et éviter des troupeaux de moutons. Je deviens plus à l’aise avec mon cheval, et au retour on galope tous les trois. Cette balade improvisée c’est un des meilleurs souvenirs que j’ai du Pérou !

On finit l’après-midi par une promenade dans Cusco, passage obligé devant le Christ blanc qui surplombe la ville. On va au marché, s’acheter à nouveau chacun un pull en alpaga. Ça tient chaud, c’est doux et très bon marché, c’est dur de résister ! A 22h on doit prendre un bus de nuit vers Puno, le moins cher qu’on ait trouvé, 3€80. Notre amie argentine habite près du terminal, elle nous invite dans l’appartement qu’ils louent, et sa mère nous prépare des sandwichs.

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