Croisière en Corse

Je gagne une traversée Continent-Corse pour 2 personnes comme premier prix du hackathon stef (septembre 2018).

On prévoit ça avec Aurane, arrivée à Bastia le 16 au matin, départ d’Ajaccio le 19 au soir. Le plan : pas de plan. Et pas de tente non plus.

15 mars au soir : embarquement à bord du Kalliste, notre cabine est petite mais avec vue sur l’océan. On a droit à un repas complet au restaurant, c’est très chic. Arrivée de bonne heure à Bastia, on essaye de faire du stop faire Saint-Florent. Assez rapidement on abandonne l’idée, notre spot est vraiment pourri, on monte dans la michelline, le train qui va vers le sud.

A Ponte Leccia, on se place sur la route du nord, direction L’Ile Rousse. Nos conducteurs nous proposent de nous héberger quelques nuits, loin de tout dans le centre de la Corse, à 45 minutes du premier village. On met trop de temps à se décider, ils repartiront sans nous. Un magnifique soleil sur la côte. On écrit Calvi sur notre pancarte.

Farid nous prend dans sa Kangoo blanche. Il s’inquiète, on ne sait toujours pas où dormir. Il nous propose de dormir chez lui si on trouve rien de mieux. Avec Aurane on profite du coucher du soleil sur la mer en buvant l’apéro. Par hasard, on retombe sur Farid qui nous emmène chez Momo, qui sans nous connaitre nous accueille avec le gîte et le couvert. Il offre même une toile à mon amie. On s’endort dans son lit qu’il nous a laissé, lui dort sur son canapé.

17 mars. Au réveil notre but est de suivre la route côtière vers Ajaccio. Après 1h30 d’échec, on se résout à écouter les conseils des voisins, personne n’emprunte cette route. On déjeune avec un cycliste itinérant, Quentin, qui nous parle d’une bergerie qui l’a hébergé il y a quelque temps. Dans l’après-midi, on écrit d’abord Galéria, puis Ajaccio et enfin « N’importe où » sur notre affiche. Un couple d’allemand fini par nous emmener vers la forêt de Bonifato. Puis une autre voiture nus dépose chez Sandrine, propriétaire de la bergerie. En échange de quelques travaux elle nous propose de rester dormir dans le chalet. Quentin fini par arriver, surpris de nous voir ici. On bouge du bois et on trait les chèvres.

18 mars. Après la traite matinale et la réorganisation des planches de bois, on se fait emmener faire Galéria, un village sur la côte. Arrivé sur place, on se rend compte de notre erreur, c’est désert. Jamais on ne parviendra à faire du stop vers Ajaccio. Tant pis, on retournera à Calvi demain matin et on prendra le train pour attraper le ferry de 19h30. Déjeuner, plage, goûter puis dîner sur la plage et dans la ville. Le soir, attablés, Aurane me demande de vérifier les horaires des trains pour le lendemain. Je réalise notre erreur…

Deux trains partent de Calvi vers Ajaccio, mais le second arrive trop tard pour notre ferry. Le premier part à 6h40 du matin. Trop tôt pour faire du stop demain matin, et il est trop tard pour espérer trouver un ride ce soir. On se regarde, on s’est compris.

Il est 21h, on se met en route. Google Maps prévoit 6h50 de marche. Il fait très beau et une belle lune éclaire la route. On croise 3 voitures, quelques vaches et plusieurs aboiement de chiens. On en profite pour appeler nos amis, se raconter toute notre année et admirer les étoiles filantes qui passent sur nos têtes. On passe le col, on a encore plein d’énergie. On finit par arriver à l’intersection d’hier, on sait que maintenant c’est tout droit et tout plat. Plus on se rapproche de la mer plus nos pieds sont endoloris. On arrive à la gare de Calvi vers 5h15. Sieste sur un banc, chocolat chaud à la boulangerie puis sieste dans la michelline.

19 mars. Arrivée à Ajaccio vers midi, déjeuner dans le centre, ballade dans la ville, goûter, puis embarquement dans le bateau (plus moderne que l’autre). Arrivée à Marseille le lendemain matin tôt. Aurane va travailler puis m’inviter à une session de sophrologie avec son entreprise. Il fait beau, je vais donner mon sang. Finalement, retour vers Paris dans la soirée en TGV.

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